Garry Jakubiak

Écrits · 11 octobre 2026 · 2 min de lecture

Jev : alléger l’humain dans la boucle

Un témoignage tiré de Private Twin : un agent qui donne son avis avant moi sur chaque proposition, et trois décisions sur quatre en moins sur trois journées de travail.

Le logo de Jev sur une tuile rose brillante entourée de verre, et l’inscription « 3/4 des décisions en automatique ».

Private Twin suit le contexte de mon travail : ce qui a été décidé, qui porte quoi, ce qui reste ouvert. Pour le tenir à jour, il lit les transcriptions de mes réunions, mes mails et mon activité, et me propose des mises à jour : un engagement pris en réunion, une tâche qui avance, une information sur un dossier. Rien n’entre sans mon accord. C’est ce qu’on appelle l’humain dans la boucle (human in the loop) : une étape où une personne valide ce que la machine propose.

Le revers, je l’ai vite senti : chaque proposition est une décision à prendre, et une journée chargée en produit des dizaines. J’ai donc ajouté Jev.

Ce que fait Jev

Jev lit chaque proposition avec l’extrait de sa source, le passage de la transcription ou le mail, et se pose quelques questions simples :

  • la source dit-elle bien cela ?
  • la bonne personne est-elle concernée ?
  • la proposition est-elle utile ?
  • s’agit-il d’une publicité, d’un démarchage ou d’un message automatique ?

Il en tire un avis, garder ou écarter, avec son niveau de confiance. Quand il ne peut pas trancher, il le dit : « à vérifier ».

Trois issues au lieu d’une

Ce que dit JevCe qui se passeQui décide
Garder, sûr à au moins 80 %la proposition est acceptée automatiquementJev
Écarter, sûr à au moins 80 %elle est refusée automatiquementJev
Tout le reste : moins sûr, ou « à vérifier »elle reste à trier à la mainmoi

Ce que ça a donné sur trois journées

Trois journées analyséesDécisions
Propositions à trancher55
Que Jev aurait tranchées seul42, soit trois sur quatre
Parmi elles, où je n’étais pas d’accord avec lui2
Restant à trier à la main13

Au lieu de 55 décisions, je n’en aurais eu que 13 à prendre.

Un équilibre qui me convient

Sur les 42 décisions que Jev aurait prises seul, je n’étais pas d’accord avec lui sur 2, et ce n’étaient pas celles qui comptaient le plus. Jev n’est pas infaillible, et il n’a pas besoin de l’être. Le seuil de 80 % est un curseur entre le temps gagné et les erreurs acceptées ; sur ces trois journées, il tombe au bon endroit.

Garder l’humain dans la boucle ne veut pas dire lui faire tout relire. Trois quarts des décisions en moins, pour deux décisions mineures qui passent : je suis content du résultat, et ça me donne envie de continuer.